L’International à l’École Centrale de Lyon : une longue histoire fructueuse et exemplaire

Léo Vincent

Léo Vincent évoque le fort développement des relations tissées à l’international par l’Ecole centrale de Lyon depuis le premier accord signé, en 1968, avec la Technische Universität de Darmstadt (Allemagne). La croissance des accords de partenariat avec des universités étrangères (Chine, Japon, Russie, Ukraine, Etats-Unis, Brésil, Maroc, etc.) a permis la mise en place de doubles-diplômes et un échange soutenu d’étudiants et de professeurs avec des universités des 5 continents. Elle a permis d’affirmer une visibilité croissante de l’École Centrale de Lyon sur la scène internationale dans un contexte de mondialisation de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Léo  Vincent
Département d'enseignement STMS, Sciences et Techniques des Matériaux et des Surfaces École Centrale de Lyon 36 Avenue Guy de Collongue, 69134 Écully Cedex Leo.Vincent@ec-lyon.fr

Texte intégral

Introduction

1 Le campus de l’École Centrale de Lyon était encore recouvert de grues, les chiens du voisinage aboyaient après ces nouveaux venus, élèves et personnels portaient les bottes du chantier et les airs de mai 68 chantaient dans les têtes aux pieds de la grue avec les out of time. Quelques élèves aventureux, sous la conduite du président de l’association, Jean-Paul Berhault (ECL 69), partaient en voiture en Allemagne. Pourquoi diable s'arrêtaient-ils à Darmstadt ?

2L’histoire des ouvertures internationales pourrait se décrire par ce premier exemple : des élèves qui prennent des risques, un directeur visionnaire comme le fut Paul Comparat, toujours prêt à soutenir une initiative de ses élèves montrant forte personnalité et ouverture d'esprit. Ainsi est établie la première expérience internationale qui reste toujours exemplaire après près de 40 années de collaboration. Darmstädt puis les USA, le Japon, l’Indonésie, la Chine, la Russie, le Brésil, etc. : autant d'aventures passionnantes que nous allons parcourir accompagnés d'Auguste Moiroux, Roger Riche, Jacques Bordet, Étienne Pascaud et Jean Dorey. Cette histoire nous a conduit à ce campus international d'Écully que d'aucuns nous envient et sur lequel se mélangent de nombreuses nationalités représentant 20 % des élèves.

3L’histoire très ancienne de l’École Centrale de Lyon a été marquée par des partenariats internationaux dont il est très difficile de retrouver des traces. Ainsi lors d'une visite au Liban en 2004, Jean Dorey a rencontré les responsables de l’École Supérieure d'Ingénieurs de Beyrouth qui l’ont reçu avec les plus grands égards. Le directeur entouré de tout le corps professoral l’avait accueilli en rappelant que l’école qui relève de l’université Saint-Joseph, avait été fondée en 1913 à l’initiative de Henri Rigollot, directeur de l’École Centrale de Lyon. Il avait ensuite visité l’école où il avait pu constater que le souvenir et la reconnaissance étaient encore extrêmement vivaces.

4Malheureusement ce souvenir a apparemment disparu dans les archives de l’association des diplômés même si quelques anciens se souviennent avoir côtoyé des étudiants libanais rue Chevreul. Faute de souvenirs précis, nous bornerons cette histoire des relations internationales, à ce qui a été mis en place depuis l’installation à Écully. Cela concerne la formation et la recherche, de façon formelle ou informelle mais il est impossible de retracer l’histoire de tous les partenariats et de toutes les mobilités d'élèves et de professeurs.

L’Allemagne et la Technische Universität Darmstadt

5Le partenariat a commencé en 1968 et c'est en novembre, à l’occasion du gala des élèves, qu'a été signé, en présence de Monsieur Von Braun, l’ambassadeur d'Allemagne, le premier accord de collaboration avec la Technische Universität de Darmstadt (TUD).

6Les premiers échanges d'élèves en troisième année ont pu commencer et ils se continuent depuis lors. Très vite, les responsables des deux établissements ont cherché à innover et à porter toujours plus haut la qualité des échanges. Dès le début des années 90, des étudiants ont suivi une formation double diplômante, notion qui en était encore à ses tout premiers balbutiements en Europe. Grâce à l’investissement des professeurs Hartnagel, Spurke, Blanchet et Tailland, Peter Popp (ECL 92) et Alain Dani (ECL 92) ont été les deux premiers élèves à recevoir ce double diplôme TUD et ECL.

7Tous les cinq ans les deux communautés se réunissent pour fêter l’anniversaire de cet accord historique et faire le bilan des activités communes et des projets. Lors des 35 ans fêtés à Écully, le président Woerner a reçu le diplôme de docteur Honoris Causa de l’École Centrale de Lyon, diplôme qu'avait reçu en 1993, son prédécesseur, le président Boehm.

8Beaucoup d'émotions lors de cette cérémonie qui se tint en présence de notre regretté collègue Patrice Jannel déjà très affecté par la maladie. Il fut honoré par le président Woerner et par Jean Dorey qui insistèrent sur l’efficacité et sur le dynamisme avec lesquels il avait su manager ce partenariat et le porter à la qualité que tous (enseignants, élèves, institutions) lui reconnaissent. Le maire de Lyon ainsi que le représentant du ministre de l’éducation nationale Luc Ferry avaient honoré de leur présence cette manifestation qui a accueilli de nombreux anciens élèves, dont Jacques Monnet (ECL 1974) qui, à chaque occasion, fit avec enthousiasme la propagande de cette collaboration.

9Plus de sept cents élèves français et allemands ont bénéficié de ce partenariat, de nombreux accords entre laboratoires ont été initiés mais il faut toujours regarder vers l’avenir pour promouvoir cette collaboration à l’heure de la mise en place de l’Espace Européen de l’Enseignement Supérieur et du système L.M.D. en développant les relations en recherche, la coopération en matière d'assurance de la qualité et d'accréditation, et la reconnaissance mutuelle d'enseignants- chercheurs ayant un accès privilégié à l’établissement partenaire. Un grand merci aux présidents et directeurs ainsi qu'à Winfried Heinzel et Brigitte Astheimer, Régine Lambrech, Patrice Jannel, Monika Dommel et Brigitte Pavone, et à tous nos élèves si fiers de ce partenariat.

10En Allemagne d'autres accords sont très vivants avec les universités techniques de Berlin et de Munich. L’accord avec la Technische Universität Berlin a été signé par Jacques Bordet en 1989 et il reste toujours très actif avec des collaborations de recherche en mécanique des fluides et de nombreux élèves qui ont reçu le double diplôme dans le cadre du réseau TIME1

  • 1 Top Industrial Managers for (...)

L’Europe

11S'il est normal de commencer l’histoire des relations internationales par le chemin parcouru avec la TUD, il ne faut pas oublier que l’Union Européenne doit rester notre terrain d'action au quotidien.

12Le nombre d'étudiants allemands mais aussi italiens ou espagnols présents sur le campus d'Écully montre la réalité des partenariats. Les principaux d'entre eux ont été réalisés avec le Politecnico di Milano, le Politecnico di Torino, l’université Polytechnique de Catalunya à Barcelone et l’École Polytechnique de Madrid.

13Depuis l’entrée de l’École dans le réseau TIME le nombre d'étudiants en double diplôme reste élevé. Des collaborations existent en recherche et des formations communes ont été données dans le cadre de DEA avec Turin et l’EPFL2 à Lausanne.

  • 2 École Polytechnique Fédérale (...)

La Chine

14L’Université Tsing Hua est située à Pékin : classée meilleure université scientifique, elle peut s'enorgueillir d'avoir de tout temps fourni des ministres et des hauts dignitaires chinois. 30 000 personnes, dont 20 000 étudiants, vivent sur ce campus qui est une véritable ville avec ses commerces et ses hôpitaux. Le campus est situé dans la zone universitaire au nord-ouest de la ville, non loin du Palais d'Été. Il couvre plus de 810 000 m² de superficie, avec de nombreux bâtiments comme le Grand auditorium, la Salle des sciences, la Salle Tsinghua et le Grand gymnase, qui sont tous classés patrimoine de Chine. Il abrite encore des jardins impériaux de la dynastie des Qing (1644-1911), placés aussi sous la protection de l’État.

15Les trois autres universités appartiennent au réseau des universités JiaoTong, que l’on peut traduire par transports et communications : l’université de Xi'an JiaoTong près du fameux site de l’armée de terre cuite enterrée (Terracota), l’université de Shanghai JiaoTong rendue récemment célèbre par son classement des universités, et l’université JiaoTong du Sud Ouest, située à Chengdu dans la province du Sichuan, non loin de la montagne Emei. Ces quatre universités accueillent des National Key Laboratories, c'est-à-dire des laboratoires de recherche reconnus pour leur excellence et auxquels le gouvernement chinois attribue des dotations significatives.

Quelques dates

16Première mission officielle de l’École Centrale de Lyon en Chine (Étienne Pascaud et Léo Vincent) en 1991. Le choix étant fait de ne pas se limiter à la côte Est, c'est dès cette année là que seront contactés les quatre universités qui allaient se retrouver dans le projet 4+4 avec une ouverture quelque peu visionnaire de ce qu'est devenue la Chine de ce début du XXIème siècle ;

17En octobre 1996, une mission officielle des Écoles Centrales (la délégation française était composée de Jean-Claude Gentina, directeur de l’École Centrale de Lille, Daniel Grimm, directeur-adjoint de Centrale Paris, Pierre Vaussy, directeur de l’École Centrale de Nantes et Étienne Pascaud, directeur, Léo Vincent directeur-adjoint et Raymond Volant, responsable des actions en Chine pour l’École Centrale de Lyon) a visité les quatre universités chinoises. À cette occasion, a été signé par Étienne Pascaud au nom de l’intergroupe des Écoles Centrales et par le président de TsingHua, l’accord officiel de collaboration, dit accord 4+4 ;

18En octobre 1997, Madame Wei Yu, vice-ministre de l’Éducation de la République populaire de Chine, est venue à l’École Centrale de Lyon se faire présenter les grandes écoles françaises, tout particulièrement intéressée par les relations que les Écoles Centrales entretiennent avec l’industrie. Un premier bilan de l’accord 4+4 est alors établi par les responsables des quatre écoles et des universités chinoises ;

19En mai 1998, une délégation chinoise de présidents et de vice-présidents des quatre universités, conduite par le président de Xi'an JiaoTong, a visité les quatre campus français et a conforté nos échanges ;

20En février 1999, le nouvel ambassadeur de Chine a donné une conférence, à Écully, sur le thème des échanges économiques entre la France et la Chine ;

21En avril 1999, une délégation de l’intergroupe (Lyon étant représentée par Raymond Volant) s'est rendue sur les quatre campus chinois pour sélectionner les premiers étudiants chinois qui ont obtenu un double diplôme, dans l’esprit du réseau TIME, et pour proposer des élèves français qui souhaitent préparer en deux ans un master of science dans une université en Chine ;

22En parallèle, de nombreuses visites bilatérales se sont produites pour développer des collaborations de recherche et conforter les échanges d'étudiants avec promotion de stages, séjours linguistiques, etc. En ce qui concerne la recherche, il faut signaler les nombreuses activités développées grâce à l’aide des pouvoirs publics. Elles ont donné lieu à des publications scientifiques dans des revues scientifiques internationales et à l’organisation conjointe de congrès internationaux. En 2005, suite à une initiative de notre École, un accord a été signé entre l’Intergroupe des Écoles Centrales et le Chinese Scholarship Council qui finance chaque année 15 thèses dans les laboratoires des écoles ;

23En formation continue, l’école a été sélectionnée en 1997 par la société Alstom qui nous a demandé de former 12 ingénieurs chinois en génie électrique.

Le Vice-Président de la République Populaire de Chine en visite à Centrale Lyon

24Accueilli comme un star en Europe par le président russe Vladimir Poutine et par la reine d'Angleterre Élizabeth II, qui l’a reçu en audience privée au palais de Buckingham, le vice-président chinois Hu Jintao était déjà pressenti pour être le prochain président chinois. Successeur potentiel de Jiang Zemin qui devait quitter le pouvoir l’année suivante, Hu Jintao, 59 ans, est alors considéré comme suffisamment jeune pour espérer gouverner pendant 15 ans.

25Pour son premier voyage officiel à l’étranger, le Vice-Président chinois a choisi l’Europe : Russie, Grande-Bretagne, France, Espagne et Allemagne. En France, il a visité Lyon, Bordeaux et Paris. C'est notre établissement qui a été sélectionné pour lui faire découvrir le système éducatif français !

26Vendredi 2 novembre 2001, malgré les vacances scolaires, et en présence de Madame Anne-Marie Comparini, présidente de la région Rhône-Alpes, du préfet de région, des maires d'Écully et de Dardilly, du représentant du Grand Lyon et des directeurs de nombreux établissements universitaires, l’École a donc accueilli le vice-président Hu JinTao qui était accompagné de l’ambassadeur de Chine à Paris, de Monsieur Morel, ambassadeur de France à Beijing, du préfet, et de plusieurs ministres chinois.

27Jean Dorey a présenté le système des grandes écoles françaises et a insisté sur les quatre moteurs du développement de l’École Centrale de Lyon : formation généraliste, recherche, ouverture internationale et partenariat avec les entreprises. Léo Vincent (ECL 1970) a résumé 20 ans de coopération universitaire, en insistant sur les formations double diplômantes et sur les actions spécifiques réalisées pour les entreprises.

28Un moment fort de cette manifestation fut l’intervention de deux étudiants chinois de Tsing Hua, inscrits en double diplôme, Juhan Fang (ECL 2003) et Xiao Lan (ECL 2003), qui en chinois puis dans un français excellent, présentèrent leur expérience originale et leur grande chance de pouvoir bénéficier de la formation à l’École Centrale de Lyon dans le cadre de l’accord 4+4.

29Pendant cette cérémonie, le corps professoral était en toge car le Président Hu Jintao a reçu des mains de Jean Dorey, la haute distinction Honoris Causa de l’école. Jean Dorey a justifié la remise de cette distinction par le fait que le vice-président est un ingénieur diplômé de l’université Tsing Hua à Beijing, première université chinoise, partenaire depuis 10 ans de Centrale Lyon, et par notre volonté de promouvoir toujours plus l’accord 4+4 entre les Écoles Centrales et les universités chinoises de Tsing Hua, JiaoTong de ShangHai, Xi'An et ChengDu.

30Le vice-président exprima sa satisfaction d'être ainsi honoré par l’École Centrale de Lyon en rappelant son attachement à sa formation d'ingénieur et à l’exercice de ce métier d'ingénieur en hydraulique qu'il a exercé pendant 10 ans avant d'entamer sa carrière politique. Il a insisté sur la chance des étudiants accueillis à l’école, qui peuvent ainsi se former à deux cultures et les a assurés du soutien de leur pays dans ce défi exigeant, si loin de leur patrie et de leur famille.

31Le vice-président, et la soixantaine de chinois qui l’accompagnait, ont ensuite consulté quelques posters avant d'assister plus en détail à une démonstration par Liming Chen d'une activité de recherche qui va se développer en partenariat avec des industriels chinois, dans le cadre de la nouvelle université de Shenzhen - précisons que Centrale Lyon va être la première université non chinoise a rejoindre cette université dite virtuelle de Shenzhen, qui est en fait un regroupement de laboratoires issus des meilleures universités chinoises.

32La visite s'est poursuivie au Laboratoire de Mécanique des Fluides et d'Acoustique. Denis Jeandel, directeur du laboratoire, a présenté l’activité de recherche du laboratoire. Lian Shao a insité sur le partenariat avec les laboratoires chinois puis Philippe Blanc-Benon (ECL 76) et Richard Perkins ont présenté quelques résultats originaux obtenus en acoustique et en environnement.

33Ainsi s'est terminée une manifestation très réussie au cours de laquelle, loin de toute politique, nous avons pu insister sur l’excellence des partenariats que Centrale Lyon a développés en Chine en enseignement et en recherche. Le reportage de cette cérémonie de remise de la distinction Honoris Causa a fait l’ouverture des journaux télévisés dans la Chine entière qui a donc ainsi découvert l’École Centrale de Lyon, ce qui a, entre autres, entraîné un assez grand nombre de demandes de collaborations.

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Le président Hu Jin Tao à Centrale Lyon pour la remise de la haute distinction Honoris Causa

Le président Hu Jin Tao à Centrale Lyon pour la remise de la haute distinction Honoris Causa

Un bureau de l’École Centrale de Lyon à Shenzhen (extrait de Technica)

34Après les retombées très positives de la visite du vice-président Hu Jintao à Écully, voilà un autre événement qui a montré la renommée de notre école en Chine. Le parc universitaire de haute technologie de Shenzhen, appelé aussi Université Virtuelle de Shenzhen, regroupe les meilleures universités chinoises. Á ce jour, 38 universités dont nos quatre universités partenaires - TsingHua à Beijing et les 3 universités JiaoTong de Xian, Shanghai et Chengdu - sont installées sur un vaste campus dont la modernité est à la hauteur de la réputation de la nouvelle ville de Shenzhen qui en 10 ans est passée d'un paisible village à une ville de plus de 4 millions d'habitants dont la moyenne d'âge est aujourd'hui de 28 ans.

35Nous avons été contactés pour être la première université non chinoise à rejoindre l’université virtuelle. Après avoir consulté nos partenaires universitaires, les pouvoirs publics et des entreprises françaises, nous avons accepté. Le vendredi 7 décembre, Jean Dorey a donc reçu symboliquement les clés de notre bureau de Shenzhen, en présence des autorités de la ville de Shenzhen et du président du Shenzhen High-Technology Industrial Park (SHIP).

36La délégation de l’ECL, qui outre Jean Dorey et Léo Vincent, était composée de Raymond Volant, notre responsable Asie, et du professeur Liming Chen, a pu visiter les installations d'entreprises chinoises de haute technologie comme ZTE3 et les réalisations impressionnantes correspondant à l’implication de l’université de TsingHua sur ce campus qui a vocation à devenir la Silicon Valley chinoise. Les travaux originaux de Liming Chen dans le domaine de l’analyse d'image et de la télévision numérique, intéressent tout particulièrement des laboratoires et des entreprises chinoises. Nous nous sommes également préoccupés des actions de formation développées sur ce campus par nos universités partenaires.

  • 3 Zhong Xing Telecommunication (...)

L’ École Centrale à Pékin !

37Monsieur Cao, Conseiller pour l’éducation à l’ambassade de Chine à Paris a sollicité notre école pour envisager la création d'écoles de type généralistes comme les écoles centrales en Chine. Aujourd'hui directeur de l’International au ministère de l’Éducation chinois, monsieur Cao porte ce projet d'École Centrale de BeiJing, relayé en France par son successeur M. Baï Xhangde.

38Après une analyse approfondie de la situation, les écoles centrales ont accepté de conduire un tel projet en partenariat avec l’université d'Aéronautique et d'Astronautique de BeiJing. Un premier accord a été signé au nom des Écoles Centrales, par Hervé Biausser, directeur de Centrale Paris, début novembre à Pékin. Ainsi, dès la rentrée 2005, environ 107 élèves chinois ont été sélectionnés pour commencer un cursus de type classe préparatoire. L’obtention du diplôme prendra 6 années à cause de l’apprentissage intensif du français la première année. Cette formation devrait permettre également d'intensifier les échanges entre nos deux pays, des élèves de l’École de Beijing pouvant effectuer une partie de leur cursus en France et réciproquement pour les élèves des Écoles Centrales de France.

39Pour répondre à cette demande qui associe des industriels, les écoles centrales ont mis en place un groupe projet piloté par M. Yves Bonnet, ancien président du conseil d'administration de l’École Centrale de Lyon, comprenant entre autres Émile Esposito (Centrale Paris) responsable pédagogique et Raymond Volant, et s'appuyant localement sur notre camarade Marc Zolver (ECL 1990).

40L’inauguration officielle avec l’accueil des 107 premiers étudiants chinois a eu lieu en septembre 2005 dans le cadre des festivités qui ont clôturé l’année de la France en Chine. Le président du Sénat, Monsieur Christian Poncelet, personnage numéro 2 de l’État français, a présidé cette cérémonie.

41Aujourd'hui, l’École Centrale de Pékin est dirigée pour la partie française par Jean Dorey, l’ancien directeur de Centrale Lyon, Marc Zolver en étant le directeur-adjoint alors que Francis Leboeuf, ancien directeur de la recherche et des études de Centrale Lyon, est responsable du développement des activités de recherche. L’École Centrale de Lyon est donc très présente dans ce défi passionnant.

Le Japon

42Depuis plus de 25 ans, le Directeur Auguste Moiroux a pris la décision d'ouvrir Centrale Lyon vers le Japon. Un élève curieux et dynamique, Patrick Gerbeno, va effectuer un premier stage au Japon, chez IHI4 - c'était le premier stagiaire étranger accueilli par cette grande société japonaise - et un professeur enthousiaste, Madame Reiko Shimamori, furent les premiers jalons de cette ouverture. Aujourd'hui quel bilan ! Plus de 300 élèves ont appris le japonais, 150 ont effectué un stage au Japon dont plus de 100 chez IHI, et une dizaine d'entre eux ont préparé leur dernière année ECL dans les plus grandes universités japonaises à Sendai, à Tokyo, à Kyoto. Deux grandes personnalités de cette collaboration, le président Inaba (président de IHI et du patronat japonais) et le professeur Koji Kato (Tohoku University de Sendai) ont été distingués de la haute distinction Honoris Causa de Centrale Lyon.

  • 4 Ishikawajima-Harima Heavy (...)

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100e IHI

100e IHI

43Pour fêter les vingt ans de ce choix précurseur d'apprentissage de la langue japonaise, une première en école d'ingénieur, le jeudi 12 octobre 2002, un séminaire a été organisé à Écully, réunissant de très grandes personnalités de la diplomatie, de l’industrie et de l’éducation : M. l’ambassadeur Jean-Bernard Ouvrieu ; M. Ishikawa, conseiller de l’ambassade du Japon ; les professeurs Mano (premier contact japonais d'Auguste Moiroux en 1980) et Kato venus spécialement du Japon ; M. Kanai, directeur du bureau de Paris de IHI ; M. Nakagawa, directeur associé de IHI à Tokyo ; M. Koga, vice-président de Nissan Europe. M. Isomura, directeur du centre culturel du Japon, ancien présentateur vedette de la NHK et homme de grande culture française et internationale, a animé cette journée de prestige avec nos diplômés au premier desquels Pierre Beuzit, directeur de la recherche de Renault, qui a présidé la journée, et Yves Kovacs, l’un des premiers élèves de Mme Shimamori qui a mis à profit, pendant ces vingt années, son apprentissage de la langue japonaise dans son entreprise SEPIA.

44250 personnes, dont une soixantaine de japonais, ont participé à ce séminaire fructueux qui a pu être organisé grâce à l’aide efficace de M. Louis Freidel, consul général honoraire du Japon à Lyon, à la contribution appréciée de l’ADERLY et du JETRO et de nos trois enseignants de japonais, Mmes Shimamori, Cholley et M. Yamaguchi. Signalons, pour que la fête soit complète, que le restaurant universitaire s'était mis lui aussi, ce jour là, à l’heure du Japon grâce au dynamisme de Pierre Devaux, son directeur.

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Lyon destination Japon

Lyon destination Japon

45Outre l’esprit pionnier de Patrick Gerbeno, il faut mentionner le courage de tous nos élèves qui, depuis Philippe Gauthier, sont partis au Japon réussir ce formidable défi d'obtenir un diplôme de master en japonais : Tohoku, Tokyo, Kyoto et maintenant Keio sont autant d'universités renommées qui ont délivré leur diplôme à des centraliens de Lyon.

46Le premier accord de collaboration avec une université japonaise a été signé en mai 2003 à Sendaï avec l’université Tohoku. Les échanges avec le Japon ont connu une nouvelle dimension avec l’Intergroupe des Écoles Centrales : Keio partenaire historique de Centrale Nantes, Doshisha partenaire historique de Centrale Lille, et notre partenaire Tohoku ont signé un accord de partenariat global avec les cinq écoles centrales. Cet accord permet l’accueil en France d'étudiants japonais qui viennent suivre le programme de tronc commun pendant deux années. L’école a pu accueillir deux étudiants de Keio dès septembre 2006, et une étudiante de Tohoku en septembre 2007. Ces trois accord débouchent également sur la mobilité d'enseignants et sur le développement de collaborations en recherche qui associent les centres d'excellence japonais  label prestigieux attribué par le gouvernement japonais, aux universités pour certaines de leurs activités de recherche.

47Le partenariat avec les entreprises est beaucoup plus ancien. Á l’occasion du vingtième anniversaire des échanges entre l’ECL et Ishikawajima-Harima Heavy Industries, son ancien Président Monsieur Inaba, Président du Forum Asie Pacifique est intervenu à Centrale Lyon pour évoquer la mondialisation et la révolution informatique et technologique. Son intervention visionnaire et brillante avait fait l’objet d'une publication dans Technica. En juillet 2006, c'est dans le tout nouveau siège de la société à Tokyo qu'a été fêté le 100e stagiaire accueilli à IHI en présence d'une forte délégation de centraliens de Lyon installés au Japon.

49It is our great honor to receive a delegation from ECL today, and is also pleasure for me personally this time, to have close association with MR. Bourgin, Mr. Vincent, and other VIPs who direct ECL. On behalf of IHI, I would like to express our sincere appreciation for your attendance, and welcome to IHI.

50We, IHI, received trainees from ECL since 1981, when Mr. Gerbeno, a First-term Graduate, strongly desired to learn Ship-hull Design in IHI, and Dr. Mano who was a head of the Ship Strength Department in our Yokohama Research Institute accepted him to get training there. We can say his eagerness opened our mutual relationship between ECL and IHI, and since then, IHI received several trainees from ECL every year. Finally, it numbered more than 100 trainees up to now.

51Through these 25 years, the trainees were trained at a lot variety of Engineering Departments, besides our Research Institute in IHI, such as fields of Jet-engine, Marine Diesel-engine, Ship-hull Design etc., where study with intensity and earnestness by the trainees raised their reputation every time. It is certain that we owe the continuation of this program over a "Quarter of a Century" to all those trainees.

52Moreover, our mutual partnership is growing closer and tighter through your kind hospitality to receive our exchange fellows too, and implementation of several joint research & development, as well. We thank you very much for your every effort extended toward the establishment of our mutual cooperation.

53On the part of IHI, we have just taken a new turn by relocating the head quarter here in Toyosu, last February, and all of us now center our efforts upon our new engineering frontiers more globally. In this regard, there will be certain rooms remained from now onward too, enough to expect further mutual contribution toward development of both ECL and IHI each other.

54Today, I am very pleased to hold this party, and would like to celebrate 25th anniversary of this program and further, a happy event of more than 100 "Trainees" having graduated from this program. It is no doubt that, in another 25 years to come, our close relationship will be firmly prosperous between ECL and IHI.

55Thank you very much, and welcome to IHI, once again »

Cérémonie du centième stagiaire ECL à IHI

56Il faut insister sur l’importance des relations humaines dans ces succès au Japon et l’on doit citer quelques noms comme messieurs Inaba, Mano et Kanai à IHI – mais bien d'autres interlocuteurs de cette société s'investissent régulièrement pour l’accueil des stagiaires et le développement de relations en recherche – ainsi que le professeur Koji Kato de l’université Tohoku, spécialiste mondial de la tribologie, qui a reçu les plus prestigieuses reconnaissances qui existent dans le monde scientifique international. Quel plaisir de lire sur la carte de visite de ce professeur, la mention de la distinction Honoris Causa de l’École Centrale de Lyon ! Un laboratoire de l’école s'est tout particulièrement impliqué dans les échanges ave le Japon : le Laboratoire de Tribologie et Dynamique des Surfaces (LTDS) avec Jean-Marie Georges, Philippe Kapsa et tous leurs collaborateurs. De nombreux contrats de recherche industriels (Jeol, IHI, Nippon Oil, Jaxa (NASA japonaise),...) et des collaborations universitaires (Tohoku, Iwate, Kobé,...) nous permettent de rencontrer régulièrement des scientifiques et des ingénieurs japonais à Écully.

57Les relations avec le Japon resteront également marquées par les manifestations organisées en 2007 à l’occasion des anniversaires de Centrale Lyon (150 ans), Tohoku (100 ans) et l’INSA (50 ans). Début février une manifestation de prestige a accueilli 250 personnes dans les locaux de la Ville de Lyon puis de la région. Politiques, universitaires et industriels ont débattu des relations franco- japonaises et de diverses thématiques importantes pour le développement de nos sociétés. Il faut citer en tout premier lieu la participation de M. Jacques Barrot, commissaire européen en charge des transports. Lors de cette cérémonie Patrick Bourgin, en tant que directeur de Centrale Lyon, et Léo Vincent, pour son investissement dans la promotion des relations entre les deux universités, se sont vus décerner le prix Hontaro Honda par l’université Tohoku.

La Russie

58Dès son arrivée à l’École comme directeur-adjoint, Étienne Pascaud, aidé par Anne Zucco et Michel Futin, a souhaité développer des liens étroits avec la Russie, pays qu'il connaissait bien. En partenariat avec Centrale Paris, les premières relations concrètes ont été établi avec ce qui était à l’époque l’Institut Bauman, aujourd'hui université Technique d'État de Moscou-Bauman (UTEM). L’essor de nos relations s'est inscrit tout d'abord dans le développement de mastères spécialisés de génie des systèmes industriels pour lesquels Centrale Lyon a été pionnier. En effet, Michel Futin a réussi à mettre en place ces formations à Moscou mais aussi à Kharkov en Ukraine, grâce à l’aide d'un soutien financier du ministère des Affaires étrangères et de l’Union Européenne. Sur les deux pays, plus d'une centaine d'élèves ont obtenu le mastère spécialisé : nombre d'entre eux ont effectué un stage pour des sociétés françaises, aussi bien en France qu'en Russie ou en Ukraine et certains y ont été recrutés. Ils occupent aujourd'hui des postes élevés dans les entreprises de ces trois pays.

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Des centraliens de Lyon à Moscou (octobre 2005)

Des centraliens de Lyon à Moscou (octobre 2005)

59Plus récemment, l’UTEM-Bauman – la première université technique russe – a rejoint le réseau TIME et Centrale Lyon a été le premier établissement à accueillir en première année, deux étudiants russes qui ont eu le statut d'élève-ingénieur et qui sont aujourd'hui ingénieur ECL et Bauman. En parallèle, Denis Dhelft (ECL 1999) a fait le pari de la Russie et il a été le premier occidental à obtenir le double diplôme France-Russie (ingénieur Centrale Lyon et magistre UTEM-Bauman). Depuis ces échanges se poursuivent et ils associent aujourd'hui les cinq Écoles Centrales.

60La recherche est très présente dans ces échanges, en particulier avec le LTDS, avec la réalisation de thèses en co-tutelle.

61Les plus hauts responsables de l’UTEM-Bauman, dont le recteur Igor Borisevitch Feodoroff ou le vice-recteur Gennadi Petrovitch Pavlikhine, se plaisent à dire que Centrale Lyon a été un des tout premiers établissements occidentaux à leur tendre la main après l’effondrement du bloc communiste et les relations de confiance sont grandes entre nos deux établissements. Ainsi Centrale Lyon fut invitée par l’association des recteurs de la Fédération de Russie à participer à un séminaire au Vatican sur le thème du développement de l’enseignement supérieur. Quatre universités étaient invitées : Bologne, La Sorbonne, Halle et Centrale Lyon. Léo Vincent a présenté, avec Anne Zucco, le système français des grandes écoles et les liens avec l’industrie devant une soixantaine de recteurs russes et des représentants du ministère de l’Éducation et de l’Académie des sciences. De même, en 2007, dans le cadre de la préparation du sommet du G8 à Saint-Pétersbourg, les autorités russes ont organisé, le 11 juillet, dans les locaux de l’université Technique d'État de Moscou-Bauman, une réunion pour définir le texte à proposer aux chefs d'État. Le thème de cette réunion, présidée par le Sherpa, M. Shupov, et intitulée « The G8 Business and University Leaders Symposium on Innovation », portait sur l’enseignement supérieur, l’entrepreneuriat et les partenariats public-privé. Là encore Centrale Lyon fut la représentante des universités et écoles françaises en la personne de Léo Vincent.

62Échanges d'étudiants pour des formations diplômantes, échanges pour des stages, mastères, thèses en co-tutelle, programmes TEMPUS, partenariats avec des entreprises et la Chambre de Commerce et d'Industrie de Lyon pour la sous-traitance automobile, voici un bilan exemplaire mais qui s'est encore enrichi par la mise en place du Centre Franco-Russe de Transfert de Technologies. Ce centre a été créé grâce au soutien actif du conseiller pour la Science, la Technologie et l’Espace. La signature du partenariat a eu lieu en présence de Madame Claudie Haigneré, ministre de la Recherche, et de son homologue russe lors du salon FranceTech, en octobre 2004, à Moscou. Ce centre dispose de moyens mis à disposition au sein de l’UTEM-Bauman et il a été financé essentiellement par l’ambassade de France.

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Création du Centre Franco-Russe de transfert de technologies (octobre 2004)

Création du Centre Franco-Russe de transfert de technologies (octobre 2004)

USA et Amérique du Nord

63Dès le début des années 70, les centraliens de Lyon sont allés préparer des masters dans les universités nord américaines. Ces études se faisaient alors après l’obtention du diplôme d'ingénieur. Aujourd'hui les élèves ont la possibilité de préparer ce master en lieu et place de la troisième année et ils obtiennent le diplôme ECL après avoir obtenu le master.

64Nous sommes fiers d'avoir pu faire admettre par les plus prestigieuses universités américaines que nos élèves pouvaient préparer le master sans avoir de diplôme équivalent à un bachelor et sans avoir encore reçu le diplôme d'ingénieur : quelle meilleure reconnaissance pour situer notre diplôme d'ingénieur au niveau d'un master of sciences et ce dans un pays où la traduction du mot ingénieur pose toujours problème !

65Cette reconnaissance est le fruit d'un long travail rigoureux auquel se sont attelés Jean Mathieu (ECL 1945) et Geneviève Comte-Bellot qui avait permis l’intronisation comme docteur Honoris Causa du fameux professeur John Lumley de Cornell et de beaucoup d'autres. C'est ainsi que Cornell et Columbia ont accueilli nombre de nos camarades. Dans les années 90, Régine Lambrech nous a permis d'établir un partenariat très fructueux avec Penn State où nos élèves sont toujours très bien accueillis. Plus récemment encore, nos élèves ont été acceptés à Stanford, au MIT5, Georgia Tech, Berkeley, Duke, ...

  • 5 Massachusetts Institute of (...)

66À ce jour c'est près d'une centaine de nos camarades qui ont reçu un master de Columbia, de PennState, de Cornell, et encore nous sommes loin d'avoir toutes les informations relatives aux promotions antérieures aux années 90. En moyenne, une quinzaine d'élèves vont étudier chaque aux USA. Malheureusement, comme la grande majorité des écoles françaises, nous ne savons pas encore accueillir des étudiants américains, à cause de la langue mais aussi à cause du niveau en mathématiques et de la dite gratuité du système français !

67Le partenariat avec les universités américaines concerne également la recherche. Nos laboratoires ont de nombreuses coopérations, certaines, comme l’accord ECL-MIT-CFM international-SNECMA6-GE7, étant soutenues par des industriels. En plus des universités déjà citées, nos accords concernent Florida, Purdue, John Hopkins où a séjourné régulièrement Philippe Blanc Benon (ECL 1979).

  • 6 Société Nationale d'Étude et (...)
  • 7 General Electric

68Nos diplômés sont également très actifs pour élargir notre réseau de collaboration. Une mission effectuée en 2001, nous a permis de conforter notre partenariat avec certaines d'entre elles et on ne peut pas ne pas citer l’accueil qui nous fut réservé à la Carneggie Mellon University (CMU) grâce à Marc Onetto (ECL 1973). La création de l’ACL North America a permis également à nos élèves de mieux connaître les enjeux des séjours aux USA, de mieux appréhender toutes les opportunités de stage, et de bénéficier de conseils précieux.

69Grâce à Centrale Lyon, un premier accord a été signé en 2006 entre l’université Penn State et les cinq Écoles Centrales pour promouvoir entre autres les formations double-diplômantes. Dans le cadre du Groupe des Écoles Centrales (partenariat avec l’École Polytechnique de Montréal) ou du programme de partenariat entre la région Rhône-Alpes et l’Ontario, des échanges ont lieu qui peuvent conduire à la double diplomation.

Pays d'Europe Centrale et Orientale

70Centrale Lyon a décidé de s'impliquer dans les échanges avec les pays d’Europe centrale et orientale (PECO) dès le début des années 90. Pologne, Roumanie, Ukraine et Russie sont les pays avec lesquels des liens étroits se sont tissés, liens qui s'avèrent aujourd'hui très utiles pour nos entreprises partenaires qui cherchent à s'implanter dans ces pays ou qui veulent y recruter des ingénieurs pour des projets futurs.

71En Ukraine, outre l’action mastère spécialisé avec l’université Polytechnique de Karkhov déjà mentionnée pour la Russie, il faut signaler l’accord tripartite SNECMA-université de Kiev-Centrale Lyon, qui a été signé à Kiev par Pierre Bry, responsable marketing de CFM international, Robert Kervistin, responsable de la SNECMA Moteurs, le recteur de l’université nationale d'Aéronautique de Kiev et Léo Vincent. Cette collaboration, dont Michel Futin et Anne Zucco furent les promoteurs initiaux avec M. Glowacki, a permis, et cela est très original, à deux groupes d'étudiants – l’un à Kiev et l’autre à Écully - de travailler à distance dans le cadre de projets d'étude sous la direction de Michel Roger (ECL 82) en acoustique. Une collaboration très riche en prise de brevets s'est également tenue dans les années 90 dans le domaine des capteurs avec des universités et centres de recherche ukrainiens.

72En Pologne, notre principal partenaire est l’université de Lodz, ville partenaire de la région Rhône-Alpes et de la ville de Lyon. Depuis de longues années, des actions de recherche se sont développées en acoustique, mécanique des fluides, en matériaux et en tribologie. Plusieurs de nos collègues polonais ont séjourné dans nos laboratoires et quelques-uns de nos anciens élèves - qui vont je l’espère lire ce texte – ont préparé leur travail de fin d'étude dans l’université de Lodz. Centrale Lyon s'est investie, avec diverses universités lyonnaises, pour mettre en œuvre une école francophone financée par la région Rhône-Alpes. Le recteur Krysinski est un merveilleux ambassadeur de la France et de l’École Centrale de Lyon. Dans le cadre de ce partenariat, notre collègue Geneviève Comte-Bellot a été honorée par la remise du doctorat Honoris Causa de l’université de Lodz. Par le passé, Centrale Lyon a participé à la délivrance du mastère spécialisé en génie des systèmes industriels à Szczecin et à Wroclaw.

73En Roumanie, nous coopérons avec l’université Polytechnique de Bucarest. Cette collaboration a été rendue possible grâce au professeur Andrei Szuder qui a soutenu sa thèse en tribologie à l’ECL, il y a plus de 20 ans. Un accord de double diplôme a permis à quelques étudiants roumains d'obtenir le diplôme de centralien de Lyon. Léo Vincent a reçu le diplôme Honoris Causa de cette université.

74Notre réseau dans les pays PECO et les liens de confiance qui s'y sont développés sont une bonne ouverture dont nous pouvons faire bénéficier vos entreprises. Mais l’Europe s'ouvre très vite et nous devons rester très actifs et très réactifs pour y affirmer notre présence.

Le Brésil

75Depuis près de vingt ans, plusieurs de nos laboratoires ont développé des recherches avec des universités brésiliennes. Régulièrement des étudiants brésiliens, en particulier ceux de l’UNICAMP8, venaient suivre notre troisième année, préparant souvent en parallèle un DEA. Pendant trois ans, nous avions accueilli pour une année quelques étudiants brésiliens qui, dans le cadre d'un accord MEN-CAPES (ministère français des Affaires étrangères et Enseignement supérieur brésilien) découvraient sur nos campus la formation française des ingénieurs.

  • 8 Universidade Estadual de Campinas

76En 1999, notre élève, très brillante, Elsa Marques (ECL 1999) a franchi le pas : elle a étudié pendant une année à l’université de Campinas, avant d'effectuer un travail de fin d'étude, au large de Rio, pour Schlumberger. Elsa a obtenu d'excellents résultats, donnant une très bonne image de l’ECL dans l’une des meilleures universités brésiliennes. Puis un élève ouvert et dynamique, comme on les aime, est venu nous dire : « je sais que Centrale veut s'ouvrir pour des formations double-diplômantes et je suis prêt à prendre des risques » : un grand merci à Guilhem de Nucé (ECL 2001) qui a été et qui reste un ambassadeur formidable de Centrale Lyon et des Écoles Centrales sur les campus brésiliens.

77Centrale Lyon était prêt à débarquer en Amérique du Sud et à aller plus loin dans le développement des échanges avec le Brésil. Ce pas a été franchi dans le cadre de l’intergroupe des Écoles Centrales par la mise en place de formations doubles-diplômes, de façon analogue à ce qui a été promu en Chine, toujours dans l’esprit du réseau TIME. Les Écoles Centrales ont signé des accords de double-diplômes avec six universités brésiliennes renommées : l’École Polytechnique de l’université de São Paulo (USP), UNICAMP à Campinas, les universités fédérales du Ceara (UFC de Fortaleza), du Rio Grande do Sul (UFRGS de Porto Alegre) et de Rio de Janeiro (UFRJ), et l’université Pontificale de Rio de Janeiro (PUC).

78En septembre 2000, nous avons accueilli à Lyon les deux premiers étudiants brésiliens : Sandra de Holanda Martins (ECL 2003) et Rodrigo Nogueira de Codes (ECL 2003). Depuis lors, les six universités nous envoient une douzaine d'élèves chaque année. En parallèle, des élèves français de Centrale lyon ont été autorisés à suivre cette formation double diplôme : Guilhem de Nucé à l’USP puis Éric Nguyen (ECL 2001) et Jérôme Devilliers (ECL 2001) à la PUC, et ce nombre augmente sans cesse.

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Sandra et Rodrigo les deux premiers double- diplômes brésiliens à Fortaleza avec leurs professeurs

Sandra et Rodrigo les deux premiers double- diplômes brésiliens à Fortaleza avec leurs professeurs

79Ce partenariat est placé sous le signe de la confiance réciproque et de l’amitié. Français et brésiliens, nous avons la volonté d'étendre ces échanges d'étudiants à une collaboration plus étroite de nos laboratoires de recherche. L’accueil réservé dans toutes ces universités est à la hauteur de l’espoir que nous mettons dans cette nouvelle « race » d'ingénieurs qui ont une double culture géographique, associée à une double formation, généraliste en France et spécialisée au Brésil. La communauté centralienne au Brésil commence à être conséquente !

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Remise du diplôme de l’UFRGS à Eduardo Flores da Silva (2005)

Remise du diplôme de l’UFRGS à Eduardo Flores da Silva (2005)

80Là encore, les relations humaines sont très importantes pour la réussite de ce programme et il faut remercier tous les responsables brésiliens, francophiles militants, pour leur enthousiasme et leur dynamisme. Merci à Marcos de Silveira (PUC) qui a rédigé les premiers accords, à Vahan Agopyan et Admei de Andrade (USP), à Luis Cortez et Clara Orchechowski (UNICAMP), à Joao Manoel Gomez (UFRGS), à Jose Hiluy et Jaoa Cesar Motta (UFC) et à Ricardo Naveiro (UFRJ), et merci également à Dominique Depeyre de Centrale Paris pour son incroyable investissement dans la promotion de ces échanges et dans leurs reconnaissances par les autorités françaises et brésiliennes. Comme en Chine, la formation double-diplôme France-Brésil montre l’évidence de la réalité du Groupe des Écoles Centrales : recrutement commun, publicité commune, coordination efficace. Cette collaboration avec le Brésil a été très fortement facilitée par l’attribution de bourses d'excellence EIFFEL du ministère des Affaires étrangères aux étudiants brésiliens, par l’attribution de bourses de mobilité de la région Rhône-Alpes et par le programme franco-brésilien Brafitec9.

  • 9 BRAsil France Ingénieurs (...)

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Rencontre à Moscou avec de jeunes anciens élèves et des anciens stagiaires russes de l’ECL (Janvier 2000)

Rencontre à Moscou avec de jeunes anciens élèves et des anciens stagiaires russes de l’ECL (Janvier 2000)

Indonésie

81Comme pour de nombreuses ouvertures internationales, on retrouve l’action visionnaire de notre camarade Roger Riche. L’Indonésie, et tout particulièrement l’université d'Indonésie à Jakarta (FTUI), correspondent à une collaboration très ancienne. Les contacts se sont amorcés en mai 1981, avec des groupes d'étudiants indonésiens boursiers du gouvernement français venus à Lyon (à l’ENTPE10) pour une année, l’année raccord consacrée à l’apprentissage de la langue française et à la démarche en sciences et techniques dans l’enseignement supérieur français.

  • 10 École Nationale des Travaux (...)

82Ces étudiants, pour la plupart, ont ensuite préparé un doctorat en France, dans les domaines de la mécanique, du génie civil, des transports et de l’aménagement. L’un d'entre eux, F.X. Supartono, a été le premier étudiant indonésien à préparer son doctorat soutenu en 1985.

83La poursuite des relations avec l’université d'Indonésie à Jakarta, s'est concrétisée par la signature, en octobre 1986, d'un accord cadre entre la FTUI et l’ECL, en vue de la création à Jakarta d'un cursus « S2 » (analogue aux masters américains) en génie civil – d'une durée de 4 semestres – le quatrième semestre étant consacré à la préparation d'un mémoire de fin d'études (Final Project). Quatre professeurs choisis par l’ECL étaient chargés de cours fondamentaux en structures, géotechnique, dynamique des structures et ouvrages. Régulièrement renouvelés et augmentés, ces accords correspondent à un réel investissement de nos collègues comme Jacques Guimbard puis Bernard Cambou et à l’accueil de nombreux étudiants du master à Écully. En 1992, Jacques Bordet avait visité l’université d'Indonésie, suivi ensuite de visites des recteurs et vice-recteurs indonésiens. Les échanges sont naturels dans une université où, pendant très longtemps, les chefs de département étaient des anciens boursiers du gouvernement français. L’étape suivante fut la signature d'un accord de double-diplôme et, en septembre 2001, nous avons eu le plaisir d'accueillir Saphira Kartiza Tofani, première étudiante indonésienne à bénéficier de cette formation et à obtenir le diplôme d'ingénieur centralien. Plus récemment notre accord a été étendu à l’ensemble des Écoles Centrales.

84L’université de Bandung (ITB) a aussi été un partenaire de l’École Centrale de Lyon grâce aux docteurs de l’école qui y exercent des responsabilités. Ceci avait permis à l’école d'accueillir les hélicoptères ministériels au cours d'une cérémonie réussie qui reste dans toutes les mémoires.

L’Afrique et le Maghreb

85Les échanges avec les pays du Maghreb sont très anciens. Auguste Moiroux avait signé un accord de partenariat avec la compagnie algérienne Sonatrach, puis des accords académiques ont été mis en place avec la Tunisie (Écoles Nationales d'Ingénieur de Monastir et de Sfax), avec l’Algérie (École Nationale Polytechnique d'Alger) et le Maroc. Nombreux sont les étudiants de ces trois pays qui ont préparé une thèse à l’école et qui, maintenant, exercent des responsabilités dans leurs établissements, ce qui facilite fortement les échanges. Des actions communes de formation ont été mises en place et, avec le soutien de la région Rhône-Alpes, les collaborations de recherche se sont multipliées.

86Plus récemment, l’école s'est ouverte à l’Afrique noire et, sous l’impulsion de Jacques Joseph, un accord de partenariat a été signé avec le Sénégal ce qui permet à des étudiants sénégalais de suivre la formation double diplômante.

L’Intergroupe des Écoles Centrales

87Ingénieur ou engineer : la traduction n'est-elle pas source de contresens ? Comment traduire Grande École ? Toutes les écoles de France sont confrontées à ce problème dès qu'elles établissent des contacts internationaux. Processus de Bologne, LMD, autant de questions relatives au positionnement des formations d'ingénieurs. Combien de diplômés par an ? Si nous sommes fiers de la qualité de notre formation d'ingénieurs, il faut bien admettre ce qui gêne la visibilité de nos formations sur le théâtre de la mondialisation. En 1990, les directeurs de Paris et Lyon ont décidé de créer l’intergroupe des Écoles Centrales en associant deux nouvelles Écoles Centrales, celles de Lille et Nantes. La nécessité de former un réseau cohérent d'écoles généralistes pour s'imposer sur la scène internationale a été le vrai démarrage de l’intergroupe des Écoles Centrales. Cette initiative nous permet aujourd'hui une meilleure reconnaissance de l’ingénieur généraliste grâce à la mutualisation de nos activités internationales confortée par la création, en 2004, de l’entité Centrale International.

88Seize ans après sa création, le réseau des Écoles Centrales est connu sur les cinq continents : évidemment, les démarches étaient déjà très nombreuses en Europe occidentale ou en Amérique du Nord mais l’intergroupe des Écoles Centrales est aujourd'hui le vecteur de pénétration de l’ingénieur généraliste français en Asie, en Amérique du Sud, en Afrique et dans les pays d'Europe centrale et de l’Est. De très nombreux centraliens travaillent sur les cinq continents

89À l’échelle mondiale, l’intergroupe des Écoles Centrales est considéré avec la plus grande attention, fort de ses cinq campus en France et du campus de Beijing, de ses 1 800 ingénieurs diplômés et de ses 200 thèses soutenues chaque année. Tous les ans c'est plus de 500 étudiants étrangers qui sont accueillis sur nos campus en formation initiale ou pour préparer une thèse. Ces chiffres sont à comparer sans crainte avec les plus prestigieux campus de formation d'ingénieurs de par le monde.

90Il serait fastidieux de décrire toutes les actions conduites par l’intergroupe des Écoles Centrales pour promouvoir les échanges internationaux. Il faut insister sur le réseau TIME qui a été créé par Centrale Paris et que Centrale Lyon a rejoint en 1994 en devenant l’un des établissements les plus prolifiques en terme de doubles-diplômés. Aujourd'hui ce réseau regroupe près de 50 formations d'ingénieurs européennes parmi les plus prestigieuses, et il a permis à environ 2 000 jeunes européens de suivre une formation originale qui, moyennant une année supplémentaire, confère l’obtention de deux diplômes au niveau master (diplôme de centralien pour les Écoles Centrales plus un diplôme spécialisé d'une université partenaire).

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Schéma type du double diplôme

Schéma type du double diplôme

91L’apport de l’intergroupe des Écoles Centrale a été mentionné à plusieurs reprises. À l’étranger, les diplômés se retrouvent de plus en plus au sein de réseaux locaux quelle que soit leurs écoles d'origine. Les pouvoirs publics reconnaissent la crédibilité et l’efficacité de cette structure.

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Les acteurs des relations internationales de l’Intergroupe Écoles Centrales en juin 2006, à Centrale Marseille

Les acteurs des relations internationales de l’Intergroupe Écoles Centrales en juin 2006, à Centrale Marseille

Les mobilités des étudiants

92Le recrutement international concerne les thèses, les masters et les mastères spécialisés, la troisième année avec obtention de crédits, les stages. Mais notre programme d'excellence reste la formation double diplômante dont nous rappelons les principales dates mentionnées tout au long de cet article :

1992 : premiers doubles diplômes avec la T.U. Darmstadt ;

1994 : entrée de l’ECL dans le réseau TIME : Top Industrial Managers for Europe ;

1996 : signature de l’accord dit 4+4 entre les Écoles Centrales et les quatre universités chinoises ;

2000 : accords entre les Écoles Centrales et six universités brésiliennes ;

2002 : accord SNECMA pour le recrutement en double diplôme d'étudiants chinois, accord qui rajoute à nos partenaires diverses universités d'aéronautique et d'astronautique ;

2004 : création de Centrale International qui permet la mutualisation des actions internationales des cinq Écoles Centrales ;

2006 : accords avec trois universités japonaises.

93Les accords de formation double-diplômante sont fondés sur l’obtention par les élèves français et étrangers du diplôme de l’école et de celui correspondant de l’université partenaire. Il s'agit d'un véritable partenariat entre les établissements : l’établissement d'origine présélectionne les candidats, essentiellement en prenant en compte les critères académiques alors que l’université d'accueil va prendre en compte pour la sélection définitive les capacités comportementales et la motivation. En général les élèves sélectionnés doivent effectuer une année supplémentaire pour obtenir les deux diplômes simultanément. Le caractère généraliste de la formation délivrée dans les Écoles Centrales impose que tous les étudiants suivent les deux années de tronc commun en France. Les deux dernières années (5ème et 6ème années d'enseignement supérieur s'effectuent à l’étranger). Évidemment, si l’on considère le processus de Bologne, les deux diplômes sont de niveau master. Ce programme d'excellence de formation double diplômante permet aux élèves d'avoir une double compétence : diplôme d'ingénieur généraliste de l’École Centrale et diplôme spécialisé de l’université partenaire ainsi qu'une véritable double culture, les élèves devant séjourner deux années dans l’autre pays et satisfaire aux mêmes exigences que ceux de l’université d'accueil.

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Une promotion de double diplôme qui, en 2002, vient de finir ses deux années de tronc commun à l’École Centrale de Lyon

Une promotion de double diplôme qui, en 2002, vient de finir ses deux années de tronc commun à l’École Centrale de Lyon

94En ce qui concerne le recrutement sur ce cycle international, il faut signaler que de plus en plus les jurys sont communs aux cinq écoles membres de Centrale International. Ces jurys vont auditionner sur place tous les étudiants qui ont été présélectionnés par les universités partenaires. Les élèves recrutés sur ce cycle international proviennent d'Allemagne, d'Argentine, du Brésil, du Canada, du Chili, de Chine, d'Espagne, d'Indonésie, d'Italie, du Japon, de Pologne, de Roumanie, de Russie, du Sénégal, de Suède, d'Ukraine, du Vietnam.

95Quand aux élèves admis sur le concours en 1ère année, on en retrouve sur les cinq continents. Aux pays cités ci-dessus, il faut rajouter les État-Unis, la Grande-Bretagne, l’Australie, Singapour, etc.

Conclusions

96Très souvent classée en tête des écoles d'ingénieurs pour la qualité de ses échanges internationaux, l’École Centrale de Lyon peut se prévaloir d'un campus véritablement international, fréquenté par les nombreux élèves dont nous avons parlé mais aussi par des professeurs étrangers, permanents ou visiteurs, et par des chercheurs scientifiques. L’école a toujours essayé de favoriser la compréhension entre les cultures et les professeurs de langue vivante y ont joué un rôle essentiel. On ne peut tous les citer mais que seraient nos échanges avec l’Allemagne sans Patrice Jannel et Monika Dommel, avec l’Italie sans Pierre Oresta, avec les États-Unis sans Susan Goodacre, avec la Chine sans Raymond Volant et Cheng Sun, avec la Russie sans Anne Zucco. Citons encore les actions préliminaires de Régine Lambrech qui a commencé à travailler avec Roger Riche, Marie-Jo Trintignac, Philippe Arquès, ainsi que des professeurs scientifiques comme Michel Loiseau, Michel Le Helley ou Gilles Robert. Aujourd'hui une nouvelle équipe est en place autour de Brigitte Pavone et Marie-Françoise El Fassi qui sont tant appréciées des élèves et de nos partenaires. Merci aussi à Jeanine Troubat et à Jean-Charles Benamou. Et puis merci et bravo à tous nos correspondants universitaires sur les cinq continents et longue vie à tous les réseaux de diplômés qui, petit à petit, s'installent dans le monde entier.

97Toutes ces activités internationales se sont développées grâce au soutien constant des pouvoirs publics : la région Rhône-Alpes qui soutient la mobilité des étudiants, le ministère des Affaires étrangères avec le programme EIFFEL mais également les financements des ambassades de France, en particulier à Moscou, Pékin, Jakarta, etc., ainsi que les pouvoirs publics chinois (ministère, ambassade de Chine, Chinese Scholarship Council), brésiliens (CAPES et programme Brafitec) et l’Union Européenne.

Notes

1 Top Industrial Managers for Europe

2 École Polytechnique Fédérale de Lausanne

3 Zhong Xing Telecommunication Equipment Company Limited

4 Ishikawajima-Harima Heavy Industries

5 Massachusetts Institute of Technology

6 Société Nationale d'Étude et de Construction de Moteurs d'Avions

7 General Electric

8 Universidade Estadual de Campinas

9 BRAsil France Ingénieurs TEChnologie

10 École Nationale des Travaux Publics de l'Etat

Pour citer ce document

Léo Vincent, «L’International à l’École Centrale de Lyon : une longue histoire fructueuse et exemplaire», Histoire de l'École Centrale de Lyon [En ligne], 150 ans d'histoire d'une institution, Mémoire de l'École Centrale de Lyon, mis à jour le : 21/11/2008, URL : http://histoire.ec-lyon.fr/index.php?id=897.