L'École Centrale de Lyon : des Origines au Centenaire (1857-1957)

Pierre-François Gobin et Pierre GUIRALDENQ

L'École Centrale Lyonnaise est née en 1857 de la volonté de 20 notables locaux et plus particulièrement de l'un d'entre eux François Arlès-Dufour, conscients de la nécessité de fournir à l'industrie régionale en pleine mutation les cadres dont elle avait besoin. Après des premières années difficiles, l’école a pris sa place dans le paysage universitaire et industriel lyonnais, puis national. Les différents directeurs qui se sont succédés pendant ce premier siècle ont joué un rôle important dans le rayonnement de l’école.

Pierre-François  Gobin
Professeur émérite de l'INSA de Lyon, ancien directeur du département Groupe d'Études de Métallurgie Physique et de Physique des Matériaux (GEMPPM) de l'INSA.
Pierre  GUIRALDENQ
Professeur émérite, Département d'enseignement Sciences et Techniques des Matériaux et des Surfaces, Laboratoire de Tribologie et Dynamique des Systèmes - UMR CNRS 5513, École Centrale de Lyon, 36 Avenue Guy de Collongue, 69134 Écully Cedex, pierre.guiraldenq@ec-lyon.fr

Texte intégral

François Arlès-Dufour : la naissance de l'École Centrale Lyonnaise

1 Lyon avait déjà, depuis 1826, pris un excellent départ en matière d'enseignement technique. En effet, Claude Martin, major-général de la compagnie des Indes, enrichi dans le négoce, avait voulu par testament que sa fortune fut affectée à la fondation d'une « école gratuite d'arts et métiers ». C'est ainsi que naquit la célèbre Martinière1, organisme fort original pour son temps, car on ne s'y limitait pas à une formation strictement professionnelle mais on y pratiquait au contraire un enseignement à la fois théorique, expérimental et pratique. Devenue, en 1832, « école des sciences industrielles », elle constituait donc le chemin idéal des enfants les plus doués au sortir de l'école primaire. Elle obtint des succès éclatants – les frères Lumière en sont issus – et fut imitée dans plusieurs pays.

  • 1  Deux écoles semblables furent (...)

2Cependant en juillet 1857, le saint-simonien François Arlès-Dufour2, écrit à son ami Prosper Enfantin « père » de la « religion » saint-simonienne : « Je vais réaliser mon vieux rêve d'une Martinière bourgeoise que j'appellerai probablement École Centrale Lyonnaise de l'Industrie et du Commerce ». Développant sa pensée, il ajoute que l'école sera une « Martinière supérieure » où seront formés comme boursiers les meilleurs sujets de la Martinière. Enfin, recrutant dix neuf de ses amis pour assurer le financement initial de l'opération, il précise « il [faut] créer l'école des officiers de l’industrie dont la Martinière [forme] les sous-officiers ».

  • 2  Voir notamment [NDLR] : (...)

Image1

François Bartélémy Arlés-Dufour (1797-1872)

François Bartélémy Arlés-Dufour (1797-1872)

3L'inspiration saint-simonienne « raisonnable », soucieuse à la fois de développement industriel et de progrès social, et la filiation avec l'établissement voulu par Claude Martin apparaissent donc clairement à l'origine de l'ecl 3 et sont traduits dans l'acte de fondation. Cette réalisation présentait en outre l'avantage d'offrir aux jeunes lyonnais, et plus particulièrement aux moins fortunés d'entre eux, une formation technique supérieure qui ne pouvait alors s'acquérir qu'à Paris dans les rares écoles existantes.

  • 3  École Centrale Lyonnaise, (...)

4Le titre d'école centrale lyonnaise peut apparaître bizarre de nos jours pour en parer la première véritable école d'ingénieurs de province, sachant que l'école centrale des arts et manufactures existait à Paris depuis 30 ans déjà et que les fondateurs de l'ecl en connaissaient fort bien la structure et les animateurs. En fait le terme avait été mis à la mode par la Révolution française (l'école polytechnique l'avait d'abord utilisé) et plus particulièrement par les conventionnels.

5Dans l'esprit d'Arlés-Dufour et de ses amis, par continuité avec la volonté de décentralisation qui avait entraîné la création des départements, et dans la logique saint-simonienne de développement économique du territoire, ce titre pouvait être appelé à désigner à terme une série d'écoles centrales régionales du même type et situées dans la ville centrale de chaque région. On assistera, plus de cent ans plus tard, à la création d'un réseau d'écoles centrales à l'échelle nationale pour des raisons à la fois voisines et bien différentes.

Désiré Girardon : les premiers pas de l'École

6La suite ne saurait être mieux décrite que par quelques extraits des discours prononcés en 1957, lors des cérémonies du centième anniversaire de l'institution, en particulier par le cinquième directeur de l'école, Paul Comparat 4:

  • 4  COMPARAT, P., 1957. Discours. (...)

« L'histoire nous apprend donc que les fondateurs : Arlès-Dufour – le principal d’entre eux et le plus enthousiaste, ainsi que Désiré Girardon, le premier directeur –, ont conçu l'enseignement de l'école dans le style d'une culture générale scientifique aussi large que souhaitable, dans lequel l'acquisition des connaissances scientifiques ne serait pas une fin, mais serait considérée en vue de ses applications aux problèmes industriels. N'est-il pas émouvant de constater que cette empreinte originelle est demeurée indélébile et qu'après un siècle de service elle conserve une validité étonnante ? [ ... ] Il s'agissait en somme de considérer comme partie intégrante de l'enseignement les activités pratiques, non par leur juxtaposition aux enseignements théoriques, mais par une interpénétration des deux ; autrement dit le raisonnement pratique auquel l'expérimentation habitue, devait se fonder sur les lois scientifiques pour préparer l'esprit aux recherches industrielles et à la mise en œuvre rationnelle de leurs fruits. Tel est le message séculaire, véritable miroir dans lequel l'enseignement technique moderne peut se reconnaître, ce message inchangé »...

7…que les responsables successifs de l'école ont considéré de leur devoir de cultiver.

8En cette ère primaire de l'école, l'enseignement est en grande partie constitué des mathématiques, avec une part importante de géométrie descriptive et de chimie, discipline d'une grande importance dans le contexte lyonnais de l'époque. Sous l'influence des créateurs, l'enseignement général n'est pas négligé, l'anglais et l'allemand sont au programme ainsi qu'une initiation à la comptabilité et au droit commercial. Plus curieusement y figure également un cours d'économie rurale. Les enseignements pratiques disposent d'ateliers où les élèves peuvent s'exercer au travail sur machines-outils, à l'ajustage, à la forge, ainsi qu'à la ferblanterie5 et à la menuiserie.

  • 5  Travail du fer-blanc [NDLR] «  (...)

Image2

Carte postale (années 1920) présentant l’atelier de menuiserie rue Chevreul. Il est possible de distinguer le chef d’atelier Reynaud (au premier plan à gauche)

Crédits : ECL – ACL, Association des Centraliens de Lyon

Carte postale (années 1920) présentant l’atelier de menuiserie rue Chevreul. Il est possible de distinguer le chef d’atelier Reynaud (au premier plan à gauche)

Crédits : ECL – ACL, Association des Centraliens de Lyon

9Les premières années furent dures et il fallut lutter avec de faibles moyens financiers. L'ecl disposait à l'origine d'un capital fixe de 100 000 francs et devait, dans l'esprit de ses créateurs, subsister grâce à la participation des élèves. L'effectif modeste des promotions et le niveau excessif du loyer de la première implantation crée rapidement une gestion difficile et la « Société Girardon » est dissoute en 1868.

Gustave Fortier : la stabilisation de l'École

10Cependant, la formule avait fait ses preuves. Grâce à un cercle de donateurs élargi, l'établissement, désormais confié au chimiste Gustave Fortier, émerge de ce mauvais pas et, en 1869, s'installe dans ses murs, quai de la Guillotière, sur un terrain loué aux hospices de Lyon. Innovation importante, le repas de midi est obligatoirement pris à la cantine autour du directeur. Dans la nouvelle école, qui accueille alors une soixantaine d'élèves, la chimie occupe toujours une place prépondérante avec la création d'un laboratoire de chimie, mais on note également un net approfondissement des mathématiques et l'apparition d'un cours de physique appliquée à l'électricité. Les activités pratiques s'appuient toujours sur des ateliers de mécanique, de forge et de menuiserie. Dans les années 1880 les élèves-ingénieurs vont jusqu'au produit réel et innovant : en 1884, c'est une automobile à vapeur qui sort des ateliers et, quelques années plus tard, ils y réalisent déjà des moteurs à essence. Certes, l'esprit des créateurs subit quelques distorsions et les cours de langues étrangères et de comptabilité disparaissent. Mais le succès de l'école s'affirme à la fois au plan local (la chambre de commerce de Lyon lui accorde son haut patronage en 1888) et au-delà, puisqu'elle est soutenue, dans une situation financière à nouveau critique, par des subventions du ministère de l'agriculture et du commerce.

Image3

Gustave Fortier (1826-1926), directeur de l’ecl 1868 à 1922

Gustave Fortier (1826-1926), directeur de l’ecl 1868 à 1922

11Á cette époque, le corps enseignant vacataire est formé de membres attachés à la faculté des sciences, d'anciens élèves des grandes écoles et de membres de l'administration ou de l'industrie. Cet appel à des vacataires issus des meilleurs groupes industriels et des grands corps de l'État est une tradition toujours d'actualité.

12Les études sont très encadrées avec un contrôle continu et des examens hebdomadaires, et la délivrance du diplôme est d'abord soumise à des règles complexes : les élèves reçoivent à la fin de leurs études soit un diplôme de première classe (moyenne supérieure à 16), soit un diplôme de deuxième classe (moyenne supérieure à 13) leur conférant la qualité d'anciens élèves. Le titre d'ingénieur de l'École Centrale Lyonnaise n'est conféré qu'aux seuls diplômés de première classe, et sous condition expresse de justifier des positions occupées depuis la sortie. Avec le temps et l'élévation du niveau moyen des élèves, la règle s'assouplit et, à partir de 1924, le diplôme d'ingénieur est accordé dès la sortie de l'école aux élèves ayant obtenu une moyenne supérieure 14.

13A la fin du xix e siècle et à l'expiration du bail sur le terrain des hospices de Lyon, il faut reconstruire l'établissement. Gustave Fortier, « le bâtisseur », obtient de la ville de Lyon non seulement un terrain rue Chevreul pour un prix très bas mais aussi le financement d'une bonne part de la construction.

Image4

Photographie du bâtiment principal rue Chevreul accueillant l’ECL avant son déménagement sur le campus d’Écully

Crédits : ECL - Marcel Mazeau

Photographie du bâtiment principal rue Chevreul accueillant l’ECL avant son déménagement sur le campus d’Écully

Crédits : ECL - Marcel Mazeau

Henri Rigollot : l'école de la rue Chevreul

14En 1902 une école offrant des locaux plus vastes, des laboratoires et des ateliers nouveaux (résistance des matériaux, électrotechnique...) et mieux équipés, ouvre ses portes dans le quartier universitaire. De 1902 à 1929, la direction est confiée à Henri Rigollot et, sous son impulsion, l'école s'adapte à son temps par petites touches – émergence de la notion de projet en deuxième et troisième année, création de spécialisations (électrotechnique et travaux publics) dans une quatrième année – mais l'essentiel demeure.

Image5

Carton d’invitation (non rempli) aux festivités du cinquantenaire de l’École Centrale Lyonnaise

Carton d’invitation (non rempli) aux festivités du cinquantenaire de l’École Centrale Lyonnaise

15En 1917, le recteur Joubin envisage le regroupement des deux écoles lyonnaises d'ingénieurs, des écoles techniques, du lycée et de l'enseignement professionnel département du Rhône avec les services scientifiques de l'université pour faire de Lyon « une des métropoles de l'enseignement technique supérieur ». Rien de concret n'aboutit, mais comme nous le verrons ce type de projet a refait surface avec une périodicité de l'ordre de 50 ans6.

  • 6  Nous faisons ici allusion à la (...)

Image6

Henri Rigollot (1851-1942), directeur de l’ecl de 1902 à 1929

Henri Rigollot (1851-1942), directeur de l’ecl de 1902 à 1929

16Henri Rigollot établit des relations plus étroites avec l'université, donnant ainsi une marque à l'enseignement scientifique fondamental de l'école : en 1929, L'École Centrale Lyonnaise devient Institut Technique Supérieur de l'Université de Lyon et elle est chargée de la préparation au certificat d'études supérieures d'électrotechnique.

17L'enseignement proposé à cette époque s'est diversifié et recouvre désormais l'ensemble des techniques importantes. Les langues étrangères et la comptabilité n'ont pas réapparu mais on introduit un cours de législation industrielle en troisième année. Les laboratoires évoluent et leur surface s'accroît. L'atelier de menuiserie disparaît mais on ouvre un laboratoire de mécanique appliquée

Pierre Lemaire : le développement de la recherche

18En 1929, un ancien élève de l'école navale et de l'école supérieure d'électricité, Pierre Lemaire, remplace Henri Rigollot à la tête de l'ecl et poursuit son œuvre. En 1931, l'école est chargée par l'université de la préparation du certificat MPC7 et les réformes s'accélèrent. La structure de l'enseignement change et le cours magistral, dont le volume relatif a diminué, est plus que jamais largement illustré par un travail expérimental en laboratoire. De nouveaux laboratoires, particulièrement bien équipés pour l'époque, apparaissent – métallurgie, mécanique des fluides, éclairagismes et photométrie, essais des huiles industrielles, etc. – et les autres se modernisent. Dans ces conditions, les mathématiques ne représentent plus que 10 % de la totalité des cours, et le reste est consacré à la physique, la chimie, la mécanique, la technologie...

  • 7  Mathématiques, Physique, Chimie

Image7

Pierre Lemaire, directeur de l’ecl de 1929 à 1949

Pierre Lemaire, directeur de l’ecl de 1929 à 1949

19Le niveau s'élève et il apparaît nécessaire de créer une année préparatoire à la fin des études secondaires pour entrer dans le cycle des études d'ingénieur proprement dit. Le diplôme d'ingénieur ecl est toujours délivré aux seuls élèves ayant obtenu au moins une moyenne générale de 14 sur 20, ce qui ne concerne pratiquement que la moitié des promotions. Dans les années 1940, la vie à l'école est rythmée par les colles hebdomadaires et l'ambiance y est fort studieuse. La renommée de l'établissement déborde largement le cadre régional. Un décret du 1er juillet 1936 place l'école sous le régime des écoles d'ingénieurs reconnues par l' État, et un enseignement supérieur de mécanique est en projet quand débute la seconde guerre mondiale.

20En 1944, une nouvelle ère industrielle s'ouvre dans un contexte de développement rapide des techniques et des compétences, et malgré des appuis ponctuels divers, dont le soutien sans faille de la mairie de Lyon, l'école n'a plus les moyens d'assurer son avenir dans sa structure privée. Le 30 novembre 1944, la société anonyme « École Centrale Lyonnaise » est placée sous séquestre et, le 13 décembre 1945, le conseil d'administration se résout à demander la nationalisation pour permettre à l'école d'assumer sa mission au plan national avec les moyens très amplifiés devenus nécessaires.

21Le décret d'application de la loi de nationalisation, votée le 21 août 1947, paraît le 12 janvier 1948 et fixe partiellement la nouvelle structure de l'ecl. Devenue école nationale supérieure de l'Enseignement technique, elle possède désormais un conseil d'administration placé sous la houlette tutélaire du président Édouard Herriot et un conseil de perfectionnement confié à Serge Scheer, ancien élève et président-directeur général d'Esso-Standard.

Paul Comparat : l'École Centrale Lyonnaise, établissement public

22C'est dans ce contexte que Pierre Lemaire quitte l'école et que Paul Comparat, ancien élève, docteur-ès-sciences et directeur technique des établissements Visseaux, prend la direction au premier octobre 1950. Les difficultés sont nombreuses, à la fois financières et structurelles. Malgré un personnel permanent numériquement très insuffisant, l'école fait face grâce au recours à des conférenciers extérieurs de qualité. Un enseignement d'électronique industrielle est lancé et une formation sociale et humaine émerge par le biais de stages en entreprise.

Image8

Paul Comparat, directeur de l’ecl de 1950 à 1976, ici posant avec la promotion 1953 (troisième en partant de la droite, quatrième en partant de la gauche, assis au premier plan)

Paul Comparat, directeur de l’ecl de 1950 à 1976, ici posant avec la promotion 1953 (troisième en partant de la droite, quatrième en partant de la gauche, assis au premier plan)

23Par contre, la négociation des statuts dans le cadre de l'enseignement technique s'avère difficile : une divergence de conception apparaît entre la direction de l'école, qui souhaite une formation générale scientifique, expérimentale et humaniste de haut niveau dans la tradition de l'ecl, et certains responsables de l'enseignement technique qui cherchent à imposer une voie plus strictement technologique et d'ambition plus limitée.

24Grâce au soutien du président Herriot, la direction générale de l'enseignement technique arbitre finalement en faveur de la thèse proposée par l'école et les premiers moyens significatifs arrivent en 1952. Les promotions sont alors de 70 élèves environ qui proviennent à la fois de la section préparatoire et des classes préparatoires classiques. En 1954, un seul concours est proposé aux deux voies d'accès. Parallèlement, l'école assure la logistique du centre associé du Cnam 8 qui se crée à Lyon en 1953. En 1955, de nouvelles réformes novatrices s'engagent : les options de 3e année sont clarifiées et remaniées, les travaux pratiques et les bureaux d'études sont organisés par campagne, et la notion de TFE9 personnalisé émerge avant d'être reprise par l'ensemble des écoles d'ingénieurs.

  • 8  Conservatoire National des Arts (...)
  • 9  Travail de Fin d’Étude

25A la même époque, et presque dans la ligne du projet Joubin de 1917, Gaston Berger, directeur général de l'enseignement supérieur, propose de rassembler l'enseignement supérieur scientifique et technique de Lyon sur le site de la Doua. L’Insa 10 doit y former 1000 ingénieurs et 1000 techniciens par an, et les écoles lyonnaises en deviendront des départements spécialisés. Cette suggestion de l'administration centrale place tout particulièrement l'ecl dans une position délicate et suscite quelques réactions en Rhône-Alpes. Aussi Jean Rodet, élu depuis peu président du conseil d'administration, et Paul Comparat, souhaitent-ils, avec le soutien de la direction générale de l'enseignement technique, éclairer l'initiateur du projet sur les réalités locales. Une entrevue avec Gaston Berger fixe définitivement les positions, et la naissance de l' Insa de Lyon se fera sur une base de collaboration et non d'annexion.

  • 10  Institut National des Sciences (...)

26En 1957, les cérémonies du centenaire – très judicieusement préparées depuis 4 ans par Paul Comparat – viennent à point nommé conforter l'image médiatique de l'école en témoignant de la vigueur et de la spécificité de l’ecl.

Image9

Couverture du numéro special de la revue Technica faisant le compte-rendu des manifestations du centenaire de l’ecl 11

Couverture du numéro special de la revue Technica faisant le compte-rendu des manifestations du centenaire de l’ecl 11

  • 11  Centenaire de l'École Centrale (...)

27Enfin, la même année, Jean Rodet et son conseil estiment les locaux de la rue Chevreul exigus et proposent à la fois le transfert de l'école et son extension. Mais ceci est une autre histoire...

Image10

Plaque commémorative signalant l’ancien emplacement de l’ecl rue Chevreul, sur l’actuel bâtiment de l’université Jean-Moulin

Plaque commémorative signalant l’ancien emplacement de l’ecl rue Chevreul, sur l’actuel bâtiment de l’université Jean-Moulin

28L'ancienne école a été détruite mais le souvenir demeure... Le 6 octobre 2007 une plaque commémorative a été posée sur les murs du bâtiment de l'université Jean Moulin édifié à sa place. Cette plaque réalisée à l'initiative de Bernard Le Granché (ecl 58) a été dévoilée par deux anciens de la promotion 1940, Gilbert Boucher et André Ravinet.

Notes

1  Deux écoles semblables furent créées aux Indes : la Martinière de Lucknow et la Martinière de Calcutta. Voir à ce titre [NDLR] : LANG, T., 1883. Notice sur l'école La Martinière : sur son historique, son but, son organisation, son fonctionnement, ses ressources, son enseignement, etc. Lyon: Impr. Sézanne frères. [En ligne] Disponible sur : < http://bibli.ec-lyon.fr/patrimoine/patrimoine/tables/11002V01.html >

2  Voir notamment [NDLR] : CANTON-DEBAT, J. et FERDINAND, M., 2007. Arlès-Dufour : 1797-1872 : du canal de Suez à l'École centrale de Lyon : le parcours exceptionnel d'un soyeux lyonnais. Limonest: l'Interdisciplinaire

3  École Centrale Lyonnaise, actuelle École Centrale de Lyon

4  COMPARAT, P., 1957. Discours. Allocution de M. Paul Comparat lors de la célébration solennelle du centenaire de l'École Centrale de Lyon. [En ligne] Technica, la revue de l'Association des Centraliens de Lyon, (215), pp. 48-51. Disponible sur : < http://histoire.ec-lyon.fr/index.php?id=792 > (Consulté le 14/10/2008)

5  Travail du fer-blanc [NDLR] « La vogue du fer-blanc ne se dément pas depuis plus de cinq cents ans et tient à différentes propriétés de ce matériau complexe constitué d’une âme d’acier, le fer noir , recouverte d’étain. La première a été son inaltérabilité, d’où il tire son qualificatif de blanc , d’autant plus marquante aux siècles passés que l’on ne savait pas autrement empêcher l’acier de rouiller, ce qui lui a donné sa désignation de fer noir. La deuxième a été l’aptitude du fer-blanc à s’assembler à l’aide de soudures tendres ; [ ... ]. La dernière est l’absence de toxicité des ions de l’étain pour l’homme : elle a ouvert au fer-blanc, déjà matériau d’emballage, l’immense champ de l’emballage alimentaire après que les travaux de Nicolas Appert sous le Premier Empire aient établi la possibilité de conserver les aliments dans des conditions aseptiques après stérilisation. » AUBRUN, P., 1990. Aciers pour emballage. Dossier : M7960. [En ligne] Les Techniques de l'Ingénieur. Editions T.I. Disponible sur : < http://www.techniques-ingenieur.fr/affichage/DispIntro.asp?nGcmId=M7960 > (Consulté le 14/10/2008)

6  Nous faisons ici allusion à la création du campus de la Doua (1957) où devaient être réunies les écoles lyonnaises de l'époque. Du reste ce type de projet resurgit quasi périodiquement comme en témoigne actuellement l'apparition du concept d'un Pôle de recherche et d'enseignement supérieur lyonnais (ou pres « Université de Lyon ») regroupant l'essentiel des forces universitaires locales. L'ecl, membre fondateur du pres, apporte une composante forte d'enseignement technologique supérieur dans ce rassemblement devenu probablement nécessaire dans un contexte international de plus en plus compétitif.

7  Mathématiques, Physique, Chimie

8  Conservatoire National des Arts et Métiers

9  Travail de Fin d’Étude

10  Institut National des Sciences Appliquées

11  Centenaire de l'École Centrale Lyonnaise. [En ligne] Technica, la revue de l'Association des Centraliens de Lyon, (215-1957). Disponible sur : < http://histoire.ec-lyon.fr/index.php?id=792 > (Consulté le 14/10/2008)

Pour citer ce document

Pierre-François Gobin et Pierre GUIRALDENQ , «L'École Centrale de Lyon : des Origines au Centenaire (1857-1957)», Histoire de l'École Centrale de Lyon [En ligne], Mémoire de l'École Centrale de Lyon, 150 ans d'histoire d'une institution, mis à jour le : 20/11/2014, URL : http://histoire.ec-lyon.fr/index.php?id=986.